Utopie de la peur

Utopie de la peur
Quelle est cette caresse de rafales
Qui souffle autour de moi ?
L'utopie de la peur m'avale,
Elle m'engloutit avant toi.
°°°
Quelle est cette dévote dévêtue
Qui prie dans la chapelle ?
La gifle de l'inconnu,
Te frappe et moi, me démantèle
°°°
Quels sont ces flambeaux de glace
Qui brûlent les roseaux ?
L'angoisse qui te ronge la face
Songe à me détruire, terrible fléau.
°°°
Quelle est cette couleur blanche
Qui tache la nuit ?
Ta bravoure qui flanche,
Vulnérable, elle aveugle mon esprit.
°°°
Quelle est cette neige noire
Qui tombe sur la ville ?
Des larmes au bout de tes cils,
Acides sur mon c½ur se laissent choir.
°°°
Quelle est cette fange d'or
Qui pullule dans les rues ?
La maladie qui nous dévore :
Le temps...
c'est moi, qu'il tue.

Tayal, 2006

Photo: Titanic, agAin

# Posté le vendredi 13 avril 2007 05:24

Heat

Heat

Halée par le soleil de ton amour
Enivrée par ton toucher
Addicte à tes baisers
Teinte par toi, lumière de mes jours.

Tayal, Juin 2006

Photo: Titanic, of course
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# Posté le jeudi 12 avril 2007 14:13

Modifié le lundi 30 avril 2007 07:01

Dreams...

Dreams…
Mist through the trees,
Wind on mountain peaks,
Angelic children's voices,
Flickering fires of red and blue.

Incoherent stories,
Love the heart seeks,
Difficult choices,
Tasks we need to get through.

Worlds of radiance and beauty,
With days of comfort and peace.
Ignoring the weight of duty,
You can dance to never cease.

Discover those castles and citadels,
Soar above the lakes and glades,
To where tinkling waterfalls echo like bells,
And the light through the leaves never fades.

Take me to where endlessly I fly,
Take me to those skies, where my happiness can shine true,
Take me to where I leave merely to cry...
Take me to those clouds, the only ones I can float on with You...

Tayal, 2006
Photo: Merci Klara

# Posté le samedi 31 mars 2007 13:59

Ce soir, j'ai vu le ciel.

Ce soir, j’ai vu le ciel.
Ce soir, j'ai vu le ciel.
Reflété dans mes yeux pleins de larmes
Ce bleu presque gris du soir m'a blessée,
Inscrit dans les cieux je voyais ta silhouette
Je n'arrivais pas à ressentir d'autres choses
Que la fraîcheur du soir- c'est le givre qui se forme
Dès que ton absence commence à me hanter.

Soir d'été, soir de cruauté.
Pourquoi es-tu si loin de moi ?
Que fais tu, à qui penses-tu ?
Oserai-je t'imposer ma personne en tes pensées ?
Toi, tu emplis mon âme, tel ces larmes emplissant mes yeux.
Et ce vaste ciel ne pus me guider, ni mon c½ur ni mes gestes
Vers qui dois-je me tourner ? vers qui destiner ma beauté ?
Puisqu'ici je suis loin de toi, à quoi me sert elle ?

Un chat noir lève ses yeux vers moi.
Yeux verts. Moi yeux bleus par le reflet de l'azur.
Insouciant il m'observe : lui ne semble pas se demander
Où est-ce que la vie demain pourrait le dérouter.
Ah, il est parti. Peut-être bien je ne le reverrai jamais ?
Peu m'importe, ce soir, j'ai vu le ciel.

Tayal ce 9 juin 2006
Photo: Lord of The Rings.. bien sûr!! :D
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# Posté le samedi 31 mars 2007 13:20

Modifié le samedi 31 mars 2007 13:52

Reject

Reject
« Allo ? Oui... Il a cassé. »
Quelques petits mots qui n'en disent peut-être pas assez.
Car vous savez ce que c'est d'être plaqué ? C'est d'être refusé, rejeté.
En anglais on dit « to be chucked » - être balancé, jeté.
Sous-entendu, à la poubelle.
Car c'est ça d'être plaqué.
Ca n'est pas seulement le rejet d'une relation.
C'est le rejet de tout ce que l'autre avait de plus cher.
C'est le rejet de son corps, de son âme, de son c½ur.
C'est le rejet de sa tendresse, sa sensualité, sa sexualité.
De ses caresses, de ses baisers, de son désir, de son éros...
C'est le rejet de sa patience, de sa volonté, de ses sentiments, de son amour. De son courage et de tout ce dont il avait fait cadeau.
C'est le rejet du souci du bonheur de l'autre. Imaginez même que certain(e)s sont même prêts à sacrifier leur bonheur pour que ça marche avec l'autre. Et que, quand même, l'autre le rejette...
C'est le rejet des mots doux, du lyrisme, du romantisme de l'autre. De sa langueur, de son intimité, de ses secrets et confessions...
C'est une trahison, une blessure verbale, un harcèlement vocal. C'est même réduire son c½ur qui brûlait ardemment en tas de cendres froides et humides par ses pleurs – c'est lui voler son bonheur.
C'est tout cela et plus,
C'est tout cela et tout ce que vous voulez.
C'est tout cela,
et ça fait mal.


Tayal

# Posté le samedi 31 mars 2007 13:15